Fuori commercio

Portraits Montalembert

Un patrimoine mémoriel de famille

Full French text

Formato: 17 x 24 cm

Legatura: Filorefe

Pagine: 64

Anno edizione: 2026

ISBN: 9788849255683

EAN: 9788849255683

UB. INT. :

Contenuto

Note explicative sur les armes MONTALEMBERT, branche des pairs de France
par Edouard de Montalembert

BLASON : D’argent à la croix ancrée de sable. La croix dans sa forme ancrée signifie la fermeté de la foi dans les tempêtes de l’existence, la stabilité. La combinaison de l’argent (blanc) et du sable (noir) signifie à la fois la sagesse, la constance, la fermeté, l’humilité. Contrairement à d’autres couleurs qui suggèrent l’éclat, la puissance ou la vertu guerrière, l’argent et le sable suggèrent une noblesse plus retenue, liée à la justice, à la tempérance, à la rigueur et à la pureté morale. Le dessin sobre de la croix ancrée témoigne de l’ancienneté de ce blason.

CIMIER : Une tête de lévrier de sable colletée. Elle apparaît dès les premiers sceaux du Moyen-Age. La première explication tient à la coïncidence entre la forme des oreilles rabattues et les extrémités ancrées de la croix telles qu’elles étaient représentées dans les premiers armoriaux. Il y avait un écart entre les deux ancres équivalant à l’écart des oreilles du lévrier figuré de face. Quant à la symbolique héraldique, le lévrier incarne la noblesse, la vitesse et le discernement, un homme d’action prompt et avisé. Le collier représente un lien de vassalité ou d’attachement à une cause. Le cimier fait ainsi écho à la croix ancrée : il signifie la fidélité à la foi.

SUPPORTS : Deux autruches noires et blanches. Jusqu’à Charles de Montalembert (1810-1870) nos armes étaient tenues par une autruche et un « homme des bois tenant un bâton », selon une mauvaise interprétation répétée. Cet « homme des bois », représenté parfois comme un singe, était à l’origine un sauvage tenant une massue, figure classique de l’héraldique. On retrouve ces supports originels, sans massue, sur un
fronton de porte du XVIe siècle au manoir de Roger. Un sceau du marquis de Montalembert de Vaux au XVIIIe siècle montre les armes tenues par deux sauvages. L’introduction de l’autruche est tardive et correspondrait à une brisure de branche. Outre la symétrie des couleurs avec les armes, l’autruche était réputée dans l’imaginaire médiéval comme capable de manger et digérer le fer. Elle symbolise la force d’âme, la capacité à surmonter les épreuves les plus dures, à digérer l’adversité, une droiture
inflexible. L’autruche a été très peu utilisée comme support héraldique.
Cette rareté apporte une singularité à nos armes.

DEVISES : Ferrum fero ferro feror. Je porte le fer, le fer me porte. C’est la devise de Christophe de Montalembert au XVIe siècle, capitaine de 50 hommes d’armes, chevalier de l’Ordre du roi. Selon la tradition, elle fut donnée par Henri III. Cette devise illustre la tradition militaire constante de la famille depuis ses origines. Cecidi sed surgam. Je suis tombé mais je me relèverai. La première devise personnelle de Charles. Elle pourrait être une référence au livre du prophète Michée (chap. 7, verset 8) : « Ne te réjouis pas à mon sujet, mon ennemie ! Car si je suis tombé, je me relèverai ; si je suis assis dans
les ténèbres, l’Eternel sera ma lumière. ».

MANTEAU DE PAIR DE FRANCE : après avoir été titré baron héréditaire par lettres patentes de 1818, Marc-René de Montalembert (1777-1831) fût élevé à la pairie au titre de comte par ordonnance de mars 1819. Ses armes figurent à ce titre dans l’armorial général de la Chambre des pairs. Cependant c’est au titre de baron que fût confirmé le majorat de la pairie héréditaire de Marc-René par lettres patentes de 1820. A la fin de sa vie le titre de comte s’est imposé dans les usages de la chambre comme un titre de courtoisie. La pairie de son fils Charles fût confirmée au titre de baron mais il fût toujours titré comte dans tous les documents officiels de la Chambre.

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